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Marie - stage en géomatique

Contribution au projet via un stage de SIG ! Voir descriptif détaillé

Marie - stage en géomatique

Contribution au projet via un stage de SIG ! Voir descriptif détaillé

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Quand on me demande mon métier, et que je réponds « cartographe géomaticienne », on me regarde souvent avec des yeux curieux. « Tu fais des cartes, quoi ? ».
Oui, mais au-delà de cette idée graphique, les cartes valorisent, traduisent, analysent et vulgarisent l’information. Et pour y parvenir, elles ont toujours besoin d’un support : autrefois le dessin, aujourd’hui, la base de données.

Dans le cadre du programme OSI Panthera, l’intérêt de recourir à la géomatique géomatique (contraction de géographie et informatique) est grand. Anne-Lise, qui dirige ce programme de l’ONG Objectif Sciences International, récolte avec ses bénévoles une grande quantité de données sur le terrain, entre juin et octobre chaque année. Ces écologues, naturalistes et bénévoles travaillent ensemble pour faire avancer la recherche sur le fantôme des montagnes : la panthère des neiges.
Ces données sont principalement collectées à travers :
- des observations et des relevés d’indices de présence (poils, urine, empreintes, fèces fèces , etc.)
- des analyses minutieuses de photos ou vidéos issues de pièges photographiques
Dans la réserve de Naryn (Kirghizstan), sur laquelle nous avons travaillé, ces données sont récoltées depuis 2016. Presque 10 ans de données, recueillies à la main, dans des cahiers, puis retranscrites sur des tableurs en automne.
C’est là que commence réellement le travail de cartographie cartographie . Avant toute analyse ou représentation, ces données “brutes” doivent être mises au propre :
- nettoyage (la forme)
- correction (le fond)
- structuration
- organisation.

L’idée est de construire une vraie base de données sous un logiciel adapté (ici PostgreSQL/PostGIS) pour professionnaliser la démarche.
Cette base, beaucoup plus qualitative, est essentielle à de bonnes cartographies. Elle limite les erreurs, les approximations et les pertes d’informations, tout en permettant d’automatiser les analyses. A partir de cette base de données, l’ensemble des analyses peut alors être développée. Grâce au langage informatique SQL, nous avons créé des scripts permettant de sélectionner et de croiser certaines informations selon des thématiques ou des périodes temporelles. Ces traitements ont permis de produire plusieurs supports cartographiques :

Dans le but de présenter les zones d’études et leur situation géographique :
- Une carte de situation globale des 5 zones d’études OSI Panthera au Kirghizstan
- Une carte unique de chaque zone d’étude avec les limites et les camps de bases

Pour comparer les indices de présences récoltés en fonction des années et en fonction du type d’indices :
- Deux supports cartographiques de la typologie et fréquence des indices de présences récoltés (2024, 2025)
- Une carte comparative de la quantité d’indices de présence récoltés entre 2024 et 2025

Pour chaque individu identifié par photo dans la réserve de Naryn, soit 30 panthères :
- L’aire de territoire (pour les individus ayant été photographiés à plus de 3 endroits différents)
- Les localisations (pour les individus ayant été photographiés à 1 ou 2 endroits différents)

Autres analyses :
- Tous les individus identifiés photographiés en 2024
- Les différentes portées photographiées entre 2016 et 2024
- Comparaison de l’efficacité des pièges photos en fonction du nombre d’individus identifiés

Avec Anne-Lise, notre objectif était de valoriser ce travail de collecte grâce à la géomatique géomatique en faisant ressortir visuellement des informations particulièrement difficiles à interpréter sous forme brute. Concrètement, la structuration des données et leur traduction cartographique ont permis d’aller bien au-delà d’un simple inventaire inventaire d’observations. Les analyses spatiales ont notamment rendu possible l’étude des aires de territoire de certains individus, la localisation précise de leurs déplacements, ainsi que l’identification identification de zones de fréquentation récurrentes.
La géomatique a également permis de mieux comprendre la dynamique de reproduction au sein de la réserve, en mettant en relation les portées photographiées avec leurs mères lorsqu’elles étaient identifiées, et en les situant dans l’espace et dans le temps. Ces éléments, difficiles à appréhender à partir de tableaux ou de notes de terrain, deviennent ainsi lisibles, comparables et exploitables pour le suivi scientifique et la prise de décision.

Les perspectives
Au vu des résultats positifs obtenus en seulement deux mois, nous souhaiterions toutes les deux poursuivre cette collaboration, en élargissant ce travail aux autres zones d’étude du Kirghizstan, mais également aux deux zones d’étude du Népal . Nous aimerions également étendre la structuration de la base de données et les analyses cartographiques aux autres espèces observées sur le terrain (proies et concurrents de la panthère des neiges, mais aussi beaucoup d’espèces d’oiseaux). Bien qu’elles ne constituent pas le cœur de la mission, ces espèces représentent néanmoins un élément clé de compréhension de l’écosystème dans lequel évolue la panthère. Leur prise en compte permettrait d’enrichir les analyses, d’affiner l’interprétation des données et de replacer la panthère des neiges dans une approche plus globale et écosystémique .

La poursuite et l’extension de ce travail s’inscrivent toutefois dans un projet de long terme, qui nécessitera des moyens financiers. Dans cette optique, OSI Panthera est actuellement à la recherche de financements extérieurs et/ou de mécénats afin de pouvoir soutenir et pérenniser ces analyses sur plusieurs mois.


Dans le cadre de nos missions nous accueillons régulièrement des étudiants qui valident un stage stage universitaire non rémunéré.
Ce stage stage peut-être un simple stage de terrain pour découvrir et pratiquer les méthodes d’écologie, mais aussi un stage un peu plus complet avec la création de supports pédagogiques, d’animations scientifiques, voir de traitement et valorisation de données.
C’est dans ce contexte que Marie a validé le stage de sa formation « Méthodes et Techniques des SIG SIG ».
Vous aussi validez un stage universitaire à nos côtés !

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