Главная > Actions et Journaux de Bord > Journaux de Bord des Expéditions > Journal de Bord des Expéditions Kirghizstan - Népal > Kirghizstan > Expédition 2026 : Réserve de Sarychat-Eertash
Introduction
Malgré les années on ne se lasse pas d’arpenter la réserve, d’étudier sa faune, sa population de panthère, de travailler avec notre fidèle équipe de gardes qui sont devenus des amis avec le temps !
Et pourtant la nature nous réserve encore des surprises, de belles observations, de superbes images à découvrir sur les pièges photographiques et des paysages toujours plus splendides !Retrouvez ici les albums photos des missions 2026 https://osi-photos.org/index.php?cat=66
On vous invite à voter pour les plus belles photos!
Le Journal de Bord
Mission du 12 au 30 juillet 2026 : Sarychat-Eertash Sud
Dimanche 12 juillet
Depuis deux jours Vianney et Anne-Lise s’activent pour finaliser les préparatifs logistiques.
Ce matin c’est le grand jour, nos panthéristes arrivent !
Anne-Lise, éducatrice scientifique et responsable du projet fait un premier voyage à l’aéroport pour récupérer Marie et Tamara.
Vianney l’assistant d’Anne-Lise est allé chercher Lisa et Louis. Tous les bagages sont là. Tout le monde est en forme.
Une grosse sieste en fin de matinée puis un bon déjeuner, nous faisons un petit tour de présentation, puis présentons le projet scientifique et le programme de la mission. On ouvre la mallette à indices pour se plonger dans les indices de présence de la faune sauvage.
On part visiter le muséum pour éviter la chaleur.
Belle petite immersion culturelle au musée qu’on a poursuivie au bazar de Osh Bazar en achetant les fruits secs.
Ce soir on décide de se faire livrer un repas à la guesthouse : découverte des mantis (grosses ravioles) et du bozo lagman (pâtes avec boeuf et légumes) accompagné d’un superbe melon jaune.
Il faut à présent transférer tout le matériel dans les sacoches, c’est toujours un moment de panique pour les participants, mais en fait ça passe pour tout le monde, comme à chaque fois !
Au dodo, la journée a été longue et déjà bien dense !
Lundi 13 juillet
En route pour l’est du pays !
Ce matin Azir notre chauffeur vient nous chercher avec son minibus. On charge le matériel en prenant soin de ne surtout rien oublier. Nous longeons la frontière kazakhe puis à l’extrême ouest de l’immense lac Issyk kul, au niveau de la ville de Balikshi nous bifurquons pour la rive sud.
En route on s’arrête déguster des Kattamas, spécialité locale. Au milieu de la rive Sud se trouve le village de Chon Jarguilchak ou nous passerons la nuit. Là, Elisa nous accueille avec son adorable famille. Un petit thé de bienvenue sur une table digne d’un banquet et nous partons apprendre à utiliser les jumelles et longues-vues au bord du lac avec Vianney.
Anne-Lise elle part régler la partie financière et administrative avec la réserve, mais aussi acheter les denrées nécessaires pour les deux prochaines semaines.
A son retour c’est l’atelier boucherie : il nous faut préparer une dizaine de kilos de bœuf que l’on confira dans la graisse de mouton pour la conserver une dizaine de jours.
Un délicieux lagman préparé par Elisa, puis nous planifions la journée de demain avant de faire une activité pour apprendre à décrire le paysage et où nous observons un animal. Il nous faut apprendre à parler le même langage si on veut pouvoir partager nos observations avec le groupe !
Il est temps d’aller se coucher maintenant que les sacs sont prêts pour demain !
Demain c’est le grand départ pour la réserve.
A partir de là les nouvelles arriveront par SMS via le téléphone satellite, mais sachez que ce n’est pas fiable à 100%... pas d’inquiétude on sera avec les gardes de la réserve : Ulan et Tinchtik !
Mardi 14 juillet
C’est le grand départ ! Avec ce début d’été pluvieux la piste menant à la réserve est boueuse, nous espérons que la météo sera meilleure les jours à venir.
Petite péripétie pour commencer l’aventure : un problème de permis au poste militaire de Kara-Saï a obligé l’équipe à se séparer (c’est un poste qui permet de surveiller la frontière Kirghizstan - Chine). Il y a eu une erreur sur le numéro de passeport de Lisa, les soldats ne peuvent rien faire... Vianney est redescendu avec Lisa au bord du lac Issik Kul pour attendre l’édition d’un nouveau permis, tandis qu’Anne-Lise a commencé l’expédition dans la réserve avec le reste du groupe et les gardes: Ulan et Tinchtik. Direction le camp de Koienduu à 3400 m pour camper ce soir !
Après avoir installé le camp le groupe s’attelle au chargement et à l’équilibrage des sacoches pour le lendemain.
En route ils ont observé des Tadornes de Casarca et un aigle royale autour du camp.
Le groupe attend avec impatience que Lisa et Vianney les rejoignent.
Mercredi 15 juillet
Tandis que l’expédition se poursuit dans la réserve, Lisa et Vianney se détendent au bord du lac et contiennent leur impatience. Plage, pique-nique, visite de l’époustouflant Canyon de Skazka sous un grand soleil ! Arrivé sur un point haut du canyon ils reçoivent un SMS de Bastien (collègue d’Anne-Lise), le permis est prêt ils partiront demain au levé du jour rejoindre le groupe !
Pendant ce temps dans la réserve... au réveil l’équipe réalise sa première séance d’observation à la jumelles et longue vue. Ils observent un aigle royal adulte en aval du camp mais le nid connu ne semble pas occupé.
Après un petit déjeuner copieux, il est temps de faire connaissance avec nos montures et de les charger avec les sacoches des affaires personnelles. Exceptionnellement cette fois-ci la nourriture, le matériel logistique et scientifique sont acheminés en 4x4 jusqu’au camp de Eshegart.
En milieu d’après-midi le groupe arrive au camp d’Eshegart, à 3000 m où une petite cabane permettra de s’abriter si nécessaire mais aussi de prendre des repas conviviaux. Après avoir monté les tentes il est temps de scruter l’horizon ! Les premiers groupes de bouquetins (Ibex) et de mouflons (Argali) se laissent entrevoir. Nous les comptons, les sexons, etc. afin d’estimer au mieux la population.
Ils détectent un couple de Gypaètes barbus qui brise des os en haut d’un pierrier. Ils ont souvent des sites privilégiés pour cela.
Ils observent également un Aigle Royal immature reconnaissable par de grosse tâches blanches sous les ailes et la queue. Celui-ci est encore inexpérimenté, il tente un piquet sur une femelle mouflon qui ne bronche même pas !
Jeudi 16 juillet
Nos amis bien matinaux ont commencé la journée à l’aube avec une observation d’aigle royal et de troupeaux de bouquetins.
Ils partent pour leur premier transect. Un transect est un itinéraire imaginaire sur lequel on relève les occurrences d’une espèce, dans notre cas il s’agira souvent de lignes de crêtes, cours d’eau ou barres rocheuses le long desquels nous relèverons les indices de présence des prédateurs : empreintes, grattages, fèces
fèces
, jets d’urine, poils, proies.
Lors du «transect école» de Sirdibaï 1 les indices vont bon train : nombreuses fèces
fèces
de loups, empreintes de panthère des neiges, fèces de panthères des neiges (trop vieilles pour être prélevées génétiquement mais tout de même intéressante pour en étudier le contenu dans le cadre de la thèse de Master d’un étudiant qui travaille avec l’ONG).
Pour redescendre de la crête le groupe teste son premier pierrier qui permet de descendre en quelques minutes le dénivelé que nous avons mis plusieurs heures à faire !
Avant de rentrer au camp il s’arrêtent sur la rive gauche contrôler leur premier piège photographique
piège photographique
qui n’a pas été touché depuis la mission de juillet 2025. Plus de 13 000 photos avec de nombreux bouquetins, perdrix, belette de l’Altaï, renard, mais aussi des ours et la fameuse panthère des neiges. C’est donc très enthousiaste que le groupe rentre au camp retrouver Lisa et Vianney qui ont pu rejoindre la réserve ! Kourmanbek notre chauffeur les a acheminé jusqu’au col où Ulan les attendait avec 2 chevaux.
Vendredi 17 juillet
Observation matinale de mouflons et de bouquetins pour les plus courageux.
Il faut déjà plier le camp et prendre la nourriture pour 3 jours d’autonomie. Ce matin l’équipe lève le camp en direction de celui de Solomo. Ils traversent la steppe pendant environ 2 heures avant d’arriver au camp. Mauvaise nouvelle, le ruisseau est à sec, il faudra aller chercher l’eau plus loin ou bien laisser décanter celle de l’Eertash (énorme torrent qui coupe la vallée principale en 2).
Il fait très très chaud en ce début d’après-midi, ce sera donc un peu de repos, douche, lessive, etc. En fin d’après-midi l’équipe se réuni pour un transect le long de la rivière Eertash, ils trouvent très peu d’indices si ce n’est une belle piste d’ours.
Mauvaise nouvelle, le piège photographique
piège photographique
a été volé... les gardes nous avaient annoncé ne pas l’avoir trouvé les mois précédent. Il se peut qu’il ait été volé par des chauffeurs de 4x4 qui arpentent illégalement la réserve lors de leur trips sur les Hauts plateaux (nous avions fait remonter des plaques d’immatriculation il y a quelques années...). C’est bien dommage, que ce soit pour le coût du matériel, mais aussi pour les données perdues sur l’année qui vient de s’écouler, c’est un spot où nous avons souvent du loup, du lynx et d’autres belles surprises...
La vallée est un peu encaissée pour l’observation du soir mais ils comptent une cinquantaine de bouquetins, dont de gros mâles.
La météo est au beau fixe, tout comme l’ambiance du groupe !
Samedi 18 juillet
L’observation du matin n’est pas très riche avec à peine quelques bouquetins sur les versants.
Le groupe part pour un transect à la journée sur la crête au centre du vallon de Solomo. Il faut faire un peu de dénivelé avant d’atteindre la partie intéressante de la crête, il fait chaud, mais ça en vallait la peine. Ils trouvent de nombreuses fèces de panthères des neiges qui sont échantillonnées pour identifier les individus, mais aussi des grattages.
La redescente se fait par un petit pierrier où les gardes donnent un coup de main au besoin au besoin, puis par une pente herbeuse.
En bas du vallon le piège photographique nous attend avec de sublimes images de panthère, d’ours, etc.
Avec cette chaleur la rivière Eertash semble énorme, les petites îles sont immergées, on entend les rochers se percuter.
Dimanche 19 juillet
Le groupe lève le camp, ils rentrent vers la cabane d’Eshegart et s’arrêtent en route pour un transect dans le vallon de Sirdibaï 3. Ils ont chaud et semblent fatigués, Anne-Lise décide donc d’écourter le transect.
Ils contrôlent le piège photographique en fond de vallon qui révèle au moins un passage de panthère par mois, mais aussi une ourse avec 2 oursons de quelques mois, plusieurs passages de lynx et une chauve souris (qui ressemble à un oreillard) !
Malgré qu’ils aient écourté le transect ils prennent le temps de dépiauter de nombreuses fèces de panthère des neiges pour en analyser le contenu. C’est impressionnant la quantité de végétaux consommés par ce félin: aussi bien des herbacées que des plantes ligneuses, particulièrement des branches de Myricaria bien reconnaissable à son écorce rougeâtre.
Pendant ce temps Tinchtik, qui était rentré directement au camp avec le cheval de bât, a commencé à préparer du pain frais et a également fait la surprise de préparer des beignets, les «mein toxotsh» ! Quel régal, surtout quand on peut les savourer avec du miel et confiture de Elisa en écoutant Ulan à la guitare !
Lundi 20 juillet
Nouveau départ pour le groupe qui pli le camp et part en direction du nord dans la vallée de l’Eertash. Environ 2h de déplacement à dos de cheval avant d’arriver au camp de Jaman suu. En décédant au camp, stupéfaction, ils dérangent un Hibou Grand Duc qui les survole dans le plus grand silence. Une fois installés au camp ils observent des Roselins tachetés mais aussi une perdrix de Daourie avec 5 poussins cachés dans les fourrés.
Pour l’après-midi le groupe se divise en deux.
Vianney, Tamara, Lisa et Tinchtik partent à cheval dans le vallon de Jaman Suu, ils contrôlent un piège photographique qui a enregistré des panthères, une ourse avec 2 oursons et pour la toute première fois de l’histoire du programme : une maman manul (Chat de Pallas) avec 2 chatons !
Le second groupe est parti dans le vallon de Kitchi Uch Baital, ils observent un renard qui prend la fuite ainsi que des perdrix de Daourie. Arrivé au piège photo, celui-ci a eu quelques soucis... la porte a été arrachée mais il fonctionne toujours et a des superbes séries d’images dont des renardeaux.
Les petits méandres au camp sont fortement appréciés pour se rafraichir et faire un brin de toilette ! Louis profite d’un peu de temps libre pour aller voir s’il trouve des indices là où le Grand Duc était caché, il découvre sous un buisson 2 pellottes de réjection et de nombreuses plumes du corps.
Mardi 21 juillet
Ce matin c’est grasse matinée imposée par une forte averse, ils ne vont pas s’en plaindre avec tous les levés à 5h30 pour observer la faune !
La pluie se calme ce qui tombe bien car la journée s’annonce longue avec le transect dans le vallon de Uch Baital. Après une approche à cheval jusqu’à l’entrée du vallon ils remontent le ruisseau, récoltent 2 fèces de panthère, puis traversent le torrent avant de remonter un immense pierrer constitué de gros blocs.
Le plus dur est passé, il reste à remonter le vallon et ses grandes prairies fleuries sous le chant des tétraogalles de l’Himalaya.
Enfin arrivé au niveau de la petite crête qui nous intéresse ils contrôlent le piège photo qui a beaucoup de bouquetins et de tétraogalles, mais pas de panthère. il y a tout de même 2 marmottes galeuses qui donnent l’occasion de parler de notre dernière publication scientifique parue (https://journal.ipb.ac.id/jwcm/arti...). Ils décident de changer le modèle du piège mais l’installation s’avère compliquée, le tas de pierres servant de support est difficile à stabiliser et le cadrage bouge régulièrement. Il faut parfois être très patient pour installer un pièges photo ...!
Durant le chemin retour ils observent Roselin cramoisi et Rossignol à gorge rubis mâles.
La journée était longue est épuisante mais tellement satisfaisante !
Mercredi 22 juillet
C’est un nouveau réveil sous la pluie... mais ce matin elle ne semble pas vouloir se calmer.
Le groupe se repose, bouquine, consulte les supports pédagogiques disponible sur la tablette, joue aux cartes avec les gardes.
En début d’après-midi ça se lève enfin, le camp est rapidement plié pour un retour à la cabane d’Eshegart.
Marie et Tamara restent se reposer à la cabane pendant que Tinchtik prépare du pain et Ulan un festin. Lisa, Louis, Vianney et Anne-Lise partent relever un piège photo installé au croisement de la rivière de l’Eertash et du torrent de Eshegart. Il y a beaucoup d’images vides (le détecteur étant Infra rouge, il peut aussi déclencher avec des ombres, nuages et de l’herbe...) mais aussi 2 loups, des mouflons, des perdrix chokar.
Après un superbe diner, nous jouons au Quiz Panthera sur un fond de guitare joué par Ulan. Quoi espérer de mieux ?!
Jeudi 23 juillet
Superbe séance d’observation ce matin avec de nombreux troupeaux d’ongulés qui se dévoilent après la pluie.
Nous plions à nouveau le camp en direction du vallon de Kitchi Kashkateur où nous dormirons à 3900 m. En chemin nous observons de nombreux rapaces: Faucon crécerelle, Aigle royal, Gypaètes barbus et des Vautours de l’Himalaya.
Nous installons le camp, savourons un bon pique-nique puis nous partons relever le piège photo situé à 3990 m ! Il y a un faux contact au niveau des piles, l’appareil s’est réinitialisé fin août 2025, a fonctionné quelques semaines avec des dates erronées puis s’est totalement éteint. Nous décidons de le changer. Il a tout de même photographié une panthère, 2 ours, des bouquetins et renards.
Nous réalisons un transect le long des barres rocheuses à la limite des 4000 m, nous observons 4 tétraogalles de l’Himalaya, relevons des fèces de panthère, découvrons une empreinte de panthère adulte et à proximité: 2 petites empreintes d’un félin de 2,5 à 3 cm ... un chaton de panthère serait-il passé par là ?!
Vendredi 24 juillet
On s’est pourtant couché sous un ciel étoilé et au réveil les tentes sont blanches. Après un moment de réflexion la météo semblant se maintenir nous décidons d’affronter la grande crête de Bir Baital !
Cette longue crête est une limite de territoire, peu de temps après avoir laissé les chevaux nous découvrons déjà les premiers indices de panthère frais. C’est parti pour l’échantillonnage, mesure, pesée et dépiautage des fèces, Louis notre scribe est à la prise de notes, Marie et Lisa sont à fond pour les fèces ! Pendant ce temps Ulan et Tinchtik ramènent la caravane de chevaux jusqu’à la cabane d’Eshegart.
Durant l’approche nous avions repéré quelques bouquetins en crête, ça y est ils sont là, un troupeau d’une vingtaine d’individus est à quelques mètres de nous avec de très jeunes chevreaux et un jeune mâle. Nous somme obligé de les déranger pour poursuivre notre transect.
Au détour d’une barre rocheuse un gypaète décolle à quelques mètre de nous, à peine le temps de s’extasier qu’un aigle royale immature décolle du même endroit, quelle envergure !
Un superbe pique-nique avec un panorama à 360°. Il est temps de commencer à descendre la crête pour rejoindre les pièges photos qui sont sur une crête secondaire. Un des deux pièges photo est en vidéo car nous avons chaque année des images à couper le souffle au niveau de ce petit col. Et c’est encore le cas avec notamment une panthère qui vient faire sa sieste !
La descente de la crête est longue, une fois dans la plaine Vianney prend un peu d’avance et va installer le camp. Les genoux commencent à tirer mais Ulan et venu en renfort avec un cheval pour ceux qui peinent le plus.
A notre arrivée il y a 2 tractopelles à proximité de la cabane, sur demande de la réserve ils essayent d’améliorer la piste et d’amener un ancien wagon qui permettrait d’améliorer le camp. La journée a été longue pour eux aussi, il se sont embourbé, on cassé le timon, etc. Ils prennent le repas avec nous puis repartent de nuit.
Tous le monde est bien fatigué, mais encore une fois notre cuisinier nous régale avec un borsh (soupe au choux) au chaud dans la cabane !
Samedi 25 juillet
L’observation matinale nous permet de voir un gypaète en train de consommer une marmotte.
Après une bonne nuit de sommeil il est temps de ranger définitivement le camp, nettoyer la cabane, ramener nos déchets, etc. Après avoir chargé les chevaux nous prenons la direction du col d’Eshegart pendant environ 1h30. Nous installons le camps un peu avant le col afin d’avoir un superbe spot d’observation.
En début d’après-midi nous partons pour notre dernier transect: un vallon de Bich Jilga où le piège photo a enfin donné entière satisfaction avec notamment plusieurs passages d’une mère panthère et ses 2 chatons !
Le transect est court, avec peu de données mais permet de faire un dernier pierrier pour le plaisir de nos panthéristes.
Dimanche 26 juillet
Au réveil au col de Eshegart, malgré le froid, le vent et quelques averses nous observons un ours et de nombreux mouflons !
C’est notre dernier déplacement à cheval (soulagement pour certains qui commencent à avoir mal aux fesses !), la dernière fois que nous plions la tente messe, nous rentrons à Koiendou.
On s’installe au camp puis en fin d’après-midi on observe un couple d’aigles royaux qui font des aller-retours vers un nid. En se déplaçant avec un meilleur point de vue on observe un aiglon au nid, il semble encore très jeune. En en discutant avec Bastien c’est une donnée hyper intéressante car il aurait 30-33 j à peine au vu de son plumage ce qui annonce une éclosion et un envol très tardif comparé à la moyenne connue.
Soirée festive avec nos gardes, en musique avec Ulan à la guitare et les inévitables toasts à la vodka pour témoigner des liens qui se sont créés !
Lundi 27 juillet
C’est le retour au bord du lac, au village de Chon Jarguilchak, la route des hauts plateaux est en pleins travaux avec une route construite par les Chinois pour le commerce. Elle passera par le poste frontière de Karasai, c’est démesuré, désolant, ça tord les trippes pour ceux qui connaissaient avant ...
Superbe accueil par Elisa et les enfants. Une partie du groupe part se baigner, les autres se reposent. Puis nous débutons la saisie informatique des données. Les ordinateurs nous font quelques misères, mais on avance tranquillement.
Une coupure d’eau au village nous empêche de faire un bania (salle de bain russe) on espère qu’on pourra tester demain !
Mardi 28 juillet
Grasse matinée ce matin, on se lève à 9h, pas de séance d’observation aux aurores !
Un copieux petit déjeuner, Louis saisit quelques données puis on part tous profiter du lac tant qu’il n’y a pas foule et surtout qu’il ne fait pas trop chaud !
Pour midi Elisa nous fait découvrir l’ashlan fuu, soupe froide d’origine doungane accompagnée de 2 beignets : le perochki à la pomme de terre et le xachan à la viande.
En début d’après-midi on se préserve de la chaleur en poursuivant la saisie de données et le tri des images de pièges photos qui nous réservent de belles surprises : manul, lynx, loup, ours et nous ne comptons plus les panthères et quelques chatons !
En fin d’après-midi certaines retournent au lac, d’autres se reposent, profitent du verger, etc.
Demain c’est déjà le retour à Bishkek...!
Mercredi 29 juillet
Il est temps de dire au revoir à tout le monde, Azir nous ramène en minibus à Bishkek, la fatigue nous rattrape, nous dormons une bonne partie du voyage! Nous nous arrêtons manger un dernier kattamas.
Arrivé en début d’après-midi à Bishkek, malgré la chaleur nous déchargeons les affaires avant de partir au bazar pour acheter des souvenirs.
Afin de clôturer cette belle aventure nous faisons un bon restaurant, l’occasion de souhaiter un joyeux anniversaire à Tamara qui fête aujourd’hui ses 40 ans !
En rentrant une petite douche et il faut préparer les bagages. La nuit sera courte.
Jeudi 30 juillet
C’est déjà le jour du départ...
Anne-Lise amène Lisa et Tamara pour leur vol pendant que Louis et Vianney se reposent et feront le voyage dans quelques heures.
Marie, elle, reste à Bishkek car en août elle repart avec Bastien pour la réserve de Naryn !
Il restera à ranger, réparer le matériel et préparer la prochaine mission pendant que nos panthéristes vont retrouver leurs proches et raconter leur aventure ![]()
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Mission du 9 au 27 août 2026 : Sarychat-Eertash Nord
Samedi 8 août
Anne-Lise a réparé le matériel qui en avait besoin entre les 2 missions, rempli le gaz, commandé les denrées et les chauffeurs.
Aujourd’hui il est temps de se retrouver avec Kanikei son assistante pour la briffer sur le matériel, la pharmacie
pharmacie
, le téléphone satellite, etc. Kanikei est étudiante en biologie, elle aimerait devenir ornithologue et commence à apprendre l’anglais. Ce travail va être une bonne opportunité de mettre en pratique la théorie vue à l’université et de pratiquer l’anglais !
Johan arrive en fin d’après-midi, comme il voyage pour plusieurs mois à travers l’Asie centrale.
Dimanche 9 août
Il est temps de retrouver nos éco-volontaires !
Azir notre chauffeur est arrivé hier soir à la guesthouse. Avec Anne-Lise ils partent chercher la première vague de participants : Laurence, Yann, Nelle, Manon et Stéphane. Tout le monde est là en forme, avec ses bagages.
Ils rentrent dormir et c’est au tour de Kanikei d’aller chercher Audrey et Arthur.
Le groupe est au complet !
Après quelques heures de sieste on se retrouve autour d’une belle tablée pour faire les présentations. On mélange un peu toutes les langues afin que Kanikei et Azir notre chauffeur participent également : anglais, russe et français !
Une fois repus, il est temps qu’Anne-Lise nous présente le programme de la mission, le maitre mot sera «adaptabilité» en fonction de la météo, de la fatigue, des niveaux de rivière, etc. Sur ce type de mission, il faut se préparer à des changements de programme !
Nous passons ensuite à l’ouverture de la «malette à surprises» : A qui appartient cette plume ? Qui a laissé cette empreinte ? Et ce moulage de crâne pourquoi est-ce celui d’un carnivore, plus précisément celui de la panthère des neiges ? On apprend quelques bases, on fait un peu d’anatomie comparée, une petite initiation qui nous met en appétit pour les jours à venir et les indices de la faune qui nous attendent dans la réserve !
Il est temps de partir au musée de Bishkek pour en apprendre un peu plus sur l’histoire et la culture kirghize. On y découvre les instruments de musique, l’organisation d’une yourte, les différentes civilisations qui ont constitué l’actuel Kirghizstan, etc.
Il est temps de partir au bazar de Osh bazar acheter quelques fruits secs, on en profite pour regarder la boucherie, la crémerie, etc. riches en couleur, en odeurs aussi !
Pour le retour on passe devant la belle église orthodoxe.
Il est temps de préparer les sacoches qui seront nos valises pour les 15 prochains jours. C’est toujours un moment de stress mais ça finit par rentrer, il faudra juste quelques jours pour que chacun trouve son organisation !
Adinai une ancienne assistante qui connait Manon et Audrey fait la surprise de venir manger avec nous. On se fait livrer le repas à la guesthouse ce qui nous laisse un peu de temps calme : des mantis (sorte de grosses ravioles) et un bosso lagman (nouilles au boeuf et légumes).
Un régal, il est temps d’aller dormir.
Demain nous partons en direction du lac Issyk Kul
Lundi 10 août
Après un superbe petit déjeuner on prend la route vers l’est du pays avec notre super chauffeur Azir. On longe la frontière kazakh, on s’arrête acheter des fruits, on continue le long de la frontière, on s’arrête déguster des kattamas (décidément Anne-Lise nous engraisse?!), on reprend la route pour passer les gorges de Baume et là on découvre l’immense lac Issyk kul. La route est entrecoupée de travaux mais nous arrivons vers 15h chez Elisa au village de Chon Jarguilchak.
Un petit goûter pour s’entretenir puis on part au lac faire une baignade et apprendre à tous utiliser jumelles et longue vue (demain les observations pourraient commencer !).
Pendant ce temps Anne-Lise va régler les chevaux et les frais d’entrée au bureau de la réserve, elle récupère les permis frontaliers, la commande de courses et la viande (la voiture est pleine!).
Un superbe repas préparé par Elisa puis on s’attelle au plus difficile :
Équipe 1 à la découpe de la viande qu’on devra cuire dans la graisse de mouton pour la conserver
Équipe 2 pour la répartition de la nourriture dans les sacoches, attention il faut que celles-ci soient équilibrées et à peu près équivalentes les unes les autres ...!
Il est temps de préparer nos affaires pour demain et d’aller dormir !
Demain matin on part en direction de la mine d’or de Kumtor (au nord de la réserve) où nous devons retrouver nos gardes et nos montures. Les gardes sont Joki, Ulan et Urmat. Un jeune kirghize en stage
stage
, Eldiar, les accompagne.
Il faut s’habiller chaudement, nous allons traverser un grand plateau à 4100m !
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| Petite précision importante : si vous n’avez pas d’information pendant quelques jours sur le journal de bord, ne vous affolez pas ! Il arrive parfois que les SMS envoyés par téléphone satellite n’arrivent pas à destination ou que tout simplement pendant plusieurs jours on soit pris par l’expédition et qu’on oublie de donner des nouvelles... Oups ! Dites vous bien que s’il y avait un souci avec un membre de l’équipe, ses proches en seraient les premiers avertis et donc le vieux proverbe «pas de nouvelle, bonne nouvelle» est tout à fait applicable chez nous. |















