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Expédition 2026 : Vallée de Langtang

Un nouveau départ en direction de la vallée du Langtang, suivez-nous ! Voir descriptif détaillé

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Introduction

En 2024 nos pièges photographiques ont enregistré les premiers clichés de panthère(s) des neiges dans la vallées du Langtang ! Cette donnée sera valorisée sous format d’un article scientifique soumis dans un journal spécialisé.
Le printemps arrive, les rhododendrons arborescents vont bourgeonner dans la vallées et nos panthéristes vont cheminer jusqu’au territoire de la panthère des neiges pour l’étudier ainsi que ses proies et concurrents !

Retrouvez ici les albums photos des missions 2026 https://osi-photos.org/thumbnails.p...
On vous invite à voter pour les plus belles photos ;-) !

Le Journal de Bord

Mission du 19 avril au 7 mai 2026

Dimanche 19 avril

La team et Guillaume

Simon notre éducateur scientifique a terminé de préparer le matériel avec l’aide de Solène.
Alice qui parcoure le Népal depuis déjà plusieurs semaines rencontre Theo et Mireille sont arrivés avec quelques jours d’avance.
Ce matin c’est à Mathilde d’être accueilli à l’aéroport par Simon, Solène et Mireille !
Les rencontres se feront dans la ville de Bhaktapur, tout le monde est là, en forme et avec ses bagages !.
L’équipe rencontre Raj, notre guide local qui sera à leur côtés sur toute la mission pour faire découvrir la vallée du Langtang mais aussi sa culture, son pays !

En fin de matinée Guillaume, un étudiant de Master - qui réalise sa thèse de Master avec le programme Panthera depuis plusieurs mois - et qui termine ses vacances au Nepal rencontre le groupe.
Il fait un briefing d’une heure sur son projet de thèse et les protocoles qu’il propose à l’équipe pour cette mission.
Tout le monde se hâte d’aller sur le terrain !

L’après-midi est consacrée à la visite de la ville de Bhaktapur avec une guide locale accueillante qui fait découvrir sa culture, les différentes religions et les splendides temples de cette ville historique.

La journée s’achève avec un dîner suivi d’une première observation ornithologique : une chouette effraie qui niche dans les temples !

Lundi 20 avril

Aujourd’hui nous quittons Bhaktapur en bus électrique, innovation de l’année. Nous roulons jusqu’à Syafrubesi, porte d’entrée de la vallée du Langtang.
Les paysages sont incroyables et les routes bien plus praticables que ce que nous pensions.

Nous rencontrons l’équipe des 4 porteurs qui seront à nos côtés durant toute l’expédition et c’est parti pour notre première randonnée. Deux d’entre eux n’ont encore jamais travaillé sur une mission Panthera, ils vont donc découvrir l’éco-tourisme autour de cette espèce.

Après une heure et demie de marche nous arrivons au refuge de Poïro pour notre première nuit en montagne à 1700 mètres d’altitude.

Nous avons pu observer nos premiers indices de biodiversité : oiseaux, insectes et quelques traces au sol. Occasion idéale de faire des petites introductions aux observations naturalistes.

Ce soir, après le dîner on prend un temps pour débriefer avec l’équipe mais aussi faire connaissance avec les porteurs qui seront nos compagnons de route.
La soirée se poursuit avec une animation autour des spécificités adaptatives de la panthère des neiges à son milieu de vie (biotope), notamment via un superbe moulage de crâne. Et tout ceci en faisant participer notre équipe népalaise !

Mardi 21 avril

Soirée d’hier au lodge de Poïro à examiner la moulure d’un crâne de panthère des neiges où les participants ont appris à reconnaître les éléments qui caractérisent la panthère, par exemple la crête occipitale qui permet l’insertion des puissants muscles de la mâchoire, ou encore l’emplacement des orbites sur l’avant, typique des prédateurs, pour une vision plus précise (pour la chasse) que celle des herbivores qui ont une vision « large » pour détecter les prédateurs.

La journée d’aujourd’hui a débuté sur la marche en direction de notre prochaine étape, Woodland. Quelques observations viennent enrichir la matinée. Nous avons aperçu de grandes ruches d’abeilles nichées sous des parois rocheuse, sur la rive d’en face (rive gauche de Langtang Khola). Également nous avons pu observer 7 Langhur gris du Népal, un singe à face noire avec collerette blanche et longue queue, dont deux juvéniles et une femelle, le reste des individus étant indéterminé.

Plus tard dans la journée nous avons eu également l’occasion d’observer 2 Tahrs de l’Himalaya pendant la pause déjeuner, nous avons identifié un mâle et une femelle.

L’après midi reprends avec l’apparition d’un Pika, un petit mammifère de la famille des lièvres (lagomorphes). D’autres Tahrs se montrent à nouveau aux heures les plus chaudes.

Colibris et d’autres oiseaux de type merle se sont laissés observer avant notre arrivée au lodge de Woodland où nous passons la nuit.

Mercredi 22 avril

Ce matin nous nous sommes levés tôt, car nous sommes rentrés dans le territoires des Panda roux. Nous voulions mettre toutes les chances de notre côte afin d’avoir la possibilité d’en observer.

Durant notre avancé nous avons eu l’opportunité de voir :
- un couple de Muntjac Rouge (cervidé) se nourrissant en sous bois,
- un troupeau de Tahrs (ongulé) dans un pierrier en rive droite de la Langtang Khôla
- un grand groupe de singes Langhur gris constitué d’une vingtaine d’individus bondissant d’arbre en arbre à l’adret. Nous avons mêmes pu en observer certains pendant un épouillage ou même un portage entre une mère et son petit.
- Parallèlement, une partie de l’équipe observait à l’ubac un couple d’Aigles royaux alternant leurs va et viens depuis leur aire. Certainement en couvaison.

Tout au long de notre progression nous avons observé une multitude d’oiseaux et mammifères comme le faucon crécerelle, le Pika ou encore des Garrulax .

Autant hier nous nous sommes familiarisés avec la méthode de prise de notes, mais aujourd’hui notre cohésion d’équipe était plus fluide. Notre côté scientifique commence à se réveiller !

Pendant la pause du midi, à défaut d’avoir découvert les Momo, des raviolis Népalais, Simon nous a sensibilisé sur les dangers de l’altitude.
Tous les signes de Mal Aigue des Montagnes (MAM), comment essayer de les éviter et de les prévenir… En s’hydratant bien, un bon sommeil réparateur, bien manger, se couvrir de façon adéquate, bien respirer...
Nous avons dès à présent toutes les clefs en main pour que tout se déroule bien.

Nous continuons notre avancée dans un environnement magnifique rempli d’une biodiversité riche et variée.
Malgré un passage orageux, nous avons eu la chance d’observer trois Gypaètes barbus, enroulant les courants thermiques sur les plateaux du Langtang.

Nous avons ensuite rejoint le village de Mundu à 3530m où, nous allons passer la nuit.
Pas de Panda roux pour aujourd’hui mais de riches observations et connaissances acquises durant cette belle journée.

Jeudi 23 avril

Début de matinée calme, départ prévu après le repas. Nous avons réalisé notre première prospection à la recherche du Monal de l’Himalaya (aussi appelé Danphé ou Lophophore resplendissant), oiseau emblématique du Népal. Malgré les conseils de nos contacts et notre patiences nous ne l’avons pas trouvé cette fois-ci, nous retenterons notre chance au retour ! Nous avons trouvé des indices de grattage de l’oiseau. Un Tahr perché sur une pente raide fait son apparition, suivi de quatre individus.

Simon nous a briefé sur les techniques d’approche de la faune afin d’être le plus discret possible et d’optimiser les observations. Au même moment, deux perdrix choukar se sont envolées pas loin de nous.

En fin de matinée, nous sommes retournés au lodge pour déguster un bon Dal Bhat, plat typique Népalais à base de lentilles, de riz et de curry de légumes, avant de partir pour Kyanjing Gumpa à 3850 m. C’est à ce moment qu’un Gypaète barbu nous surprend en passant en rase motte au dessus de nos têtes !

L’après midi débute avec une observation de pie grièche grise, perché sur un sapin. En avançant nous observé deux merles noirs s’ébrouant dans une zone calme du torrent.

Non loin de là, nous avons fait un arrêt à un Stupa (monument Bouddhiste) où Raj notre guide nous a donné quelques explications sur la signification du moulin à prière. Après ce moment culturel et une demi heure de marche, nous avons découvert le village coloré de Kyanjing Gumpa à 3850 mètres, au pied du Langtang Lirung culminant à 7227 mètres.

Mis à part de légers mots de têtes et un peu d’essoufflement, le groupe s’acclimate plutôt bien à l’altitude, nous sommes tous émerveillés par les magnifiques paysages de l’Himalaya.

Malgré la barrière des langues, nous avons soudé des liens avec nos porteurs et notre guide, grâce à une soirée sur la panthère des neiges, animée par nos formidables éducateurs scientifiques Simon et Solène ! Une belle ambiance a régné toute la soirée !

Vendredi 24 avril

Ce matin, départ pour notre premier « transect » (ligne imaginaire sur laquelle on effectue des relevés naturalistes) sur les traces de la panthère des neiges, accompagné de nos porteurs et de notre guide, occasion idéale de leur faire découvrir notre sujet d’étude.

Notre marche d’approche nous a conduit en rive gauche afin de rejoindre le point de départ de notre transect, au pied du versant dans un sous bois abrupte.
La découverte d’une mâchoire de yack nous a permis de mettre en application des connaissances apprises lors de l’atelier crâne de panthère. Différents critères ont été identifiés, comme la structure des dents plates nous mettant sur la piste d’un herbivore, nous permettant de déduire l’appartenance de la mâchoire à un yack.
Des fragments d’os situé à proximité nous ont permis d’évoquer le régime alimentaire du gypaète barbu ainsi que sa technique de cassage d’os. En effet lorsque les os sont trop gros pour être avalés directement, il les emportent dans ses serres pour les laisser tomber sur des rochers appelés « enclume » ou « pierrier de cassage ». Ce qui lui permet de manger les morceaux.

La rencontre de nombreuses fèces fèces d’ongulés nous a permis de clairement différencier deux espèces différentes : Cerf porte musc, dont les excréments sont de formes ovales et de petites tailles, tandis que celles du Muntjac sont plus arrondies et légèrement plus grosses.

Nous avons poursuivi notre prospection toujours aussi riche jusqu’à dépasser les 4000 mètres d’altitude nous menant à la fin de notre transect.
Nous avons partagé un pique-nique convivial avec l’équipe des porteurs puis réalisé tous ensemble un moment d’observation.

Lors de notre descente, quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’au détour d’un petit chemin, qui ne sentait pas la noisette, un mouvement dans le bois attira notre attention. Un cerf porte-musc de l’Himalaya, dérangé par notre passage s’est déplacé de quelques mètres pour se recoucher et se mettre à ruminer tranquillement, nous permettant de bien voir ses longues canines supérieures (portées par le mâle pour séduire les femelles). Après une belle observation, nous avons repris notre marche, le laissant à ses occupations.
C’est à peine quelques mètres plus bas que deux femelles Trétraogalles de Tibet ont poursuivies leur dandinement sans nous prêter attention.
La fin de notre sortie nous a offert de magnifiques paysages.

De retour au lodge, une partie de l’équipe est allée visiter une fromagerie spécialisée dans le fromage de yack. Notre guide en a acheté 2 beaux morceaux pour la suite de l’expédition et une petite dégustation à réveillé nos papilles.

Nous sommes ensuite montés sur les hauteurs du village afin de visiter la Gompa, temple bouddhiste du village.

Ce soir, le changement de météo nous a permis de mettre en application nos nouvelles connaissances météorologiques apprises auparavant auprès de Simon. En effet, l’observation de l’évolution de cumulus humilis se chargeant progressivement d’humidité tout au long de la journée pour devenir des cumulonimbus menaçants nous permet d’anticiper l’évolution météorologique locale d’altitude.
La météo semble toutefois clémente pour notre départ vers Langshisa Kharkha.

Info importante Au fur et à mesure que nous évoluons vers le haut de la vallée, le wifi devient plus rare et sera inexistant pour les 6 nuits à venir. Les nouvelles seront bien plus concises via un SMS de quelques caractères envoyé par téléphone satellite qui sera retranscrit par la responsable du programme OSI-Panthera.
Ne vous inquiétez pas, c’est normal, on est tous en forme et ravis et s’il y avait une urgence nous avons un téléphone satellite pour prévenir les personnes concernées !

Samedi 25 avril

Aujourd’hui, c’est parti pour encore plus d’aventures, direction Langshisa Kharka (4130 m) où nous pénétrons sur le territoire de la panthère des neiges et où nous allons établir notre camp de base pour les prochains jours !
Les 12 km de marche principalement ensoleillés dans le fond de la vallée du Langtang sont riches en observations animalières et parsemés de fèces fèces , d’os et de carcasses. Nous observons plusieurs groupes de Tahrs de l’Himalaya (nous en avons observé tous les jours jusqu’à présent !), des gypaètes barbus volant majestueusement, des vautours de l’Himalaya posés sur une parois au-dessus de notre camp, des craves à bec rouge, des pigeons des neiges, des bergeronnettes, une guêpe des montagnes transportant une araignée morte… Et nous avons même la chance d’observer des becs d’ibis tibétains, des oiseaux gris clair au bec rouge vivant au bord des rivières et qui se camouflent très bien parmi les rochers. Alors même que Simon décourage Solène en lui disant « Bonne chance pour voir un oiseau qui ressemble à un caillou avec un bec ! », Solène aperçoit justement un bec d’ibis tibétain sur une berge puis deux en vol ! Par la suite tout le groupe a l’opportunité d’en observer un autre qui est calmement posé les pattes dans la rivière, puis se laisse dériver jusqu’à une autre berge !
Nous avons encore notre sens de l’observation à aiguiser : Simon finit par attirer notre attention sur une cinquantaine de tahrs que nous ne voyions pas depuis plusieurs minutes !
Nous finissons la marche sous un ciel menaçant, arrivés à Langshisa Kharkha nous nous dépêchons de planter les tentes, une légère pluie et un peu de grêle/neige finissent par tomber mais nous sommes plutôt bien épargnés au final.

Un grand bravo et merci à nos porteurs qui ont vaillamment acheminé tout le matériel et la nourriture des prochains jours et qui sans répit nous ont préparé du thé, du popcorn et le repas pendant que nous nous installions ! Depuis quelques années une petite maison en pierre a été construite pour des festivités, ce qui permet de cuisiner et de manger sous un toit, bien commode lors des intempéries. Quel luxe !
Tout le groupe va bien et semble bien acclimaté pour passer plusieurs nuits à plus de 4000 m !

Dimanche 26 avril

À peine sortie de la tente après notre première nuit à Langshisa Kharkha, nous avons l’occasion d’observer un groupe de cinq vautours fauves dévorant une carcasse de Yack (on appelle ça une « curée ») sur une pente abrupte en face du camp. Ce fut l’occasion pour nous d’installer la longue vue monoculaire avec l’adaptateur digiscopique pour fixer le téléphone, nous permettant de capturer l’instant en image durant notre petit déjeuner !
Une fois tous réuni nous mettons en œuvre l’identification identification de la Myricaria découverte la veille par Mireille.

C’est aussi pendant ce temps là que Simon nous explique la notion d’adret et d’ubac : l’adret étant le versant sud plus chaud et plus sec, l’ubac le versant nord plus froid, impliquant une végétation différente. Ces connaissances nous donnent d’avantage d’indications pour optimiser nos observations. Les températures peu clémentes et le grésil ne nous découragent pas à entamer notre premier transect et mettre en pratique ces nouvelles connaissances. Nous nous mettons en route en direction du fond de la vallée se situant à seulement quelques kilomètres de la frontière avec le Tibet, dans le but de rechercher des indices de présences du fantôme des montagnes tant recherché..

Le long du torrent en début de transect, Mireille en profites pour nous parler du cincle plongeur, un oiseau de la taille d’un merle qui vit essentiellement sur le torrent. Il a la capacité de se déplacer au fond de l’eau afin de trouver sa nourriture. Cet oiseau étant territorial, chaque couple occupe une portion de torrent.

Plus loin nous nous séparons en deux groupes. Simon, Solène, Alice et Mathilde restent sur la pente à l’adret alors que Mireille et Théo prospectent sur la rive droite du torrent à la recherche d’indices dans le sable.

Un peu en avant du groupe situé sur le versant, un magnifique Tahr mâle nous observe tranquillement alors qu’une quinzaine d’autres pâturent beaucoup plus haut. En se rapprochant doucement, le groupe de Simon débusque un Cerf Porte Musc qui prend la fuite en bondissant avant de se camoufler dans des buissons. Théo et Mireille ont observé la scène depuis le torrent, tandis que le reste de l’équipe a pu continuer à observer l’animal camouflé dans les arbustes.

L’équipe se reforme au bord du torrent afin de marquer la fin du transect et de prendre le chemin du retour. C’est en arrivant au camp en début d’après midi qu’on a l’occasion d’observer une quinzaine de vautours fauves, profitant d’une ascendance thermique crée par les rayons du soleil incandescent chauffant l’adret. Ce véritable « ascenseur » naturel leur permet de prendre rapidement de l’altitude sans un battement d’aile.

Après un bon repas, nous profitons d’un temps libre autour du camp de base, l’occasion pour certains de se reposer ou bien de continuer à admirer les magnifiques sommets à plus de 6000m nous entourant.

C’est en fin de journée que la météo commence à changer avec un cumulo nimbus s’auto alimentant, amenant pluie et brouillard et nous masquant les crêtes et les sommets. Les conditions idéales d’après Simon pour que la panthère sorte de sa cachette et se mette en chasse.

Lundi 27 avril

Aujourd’hui pas de proses, pas de poésie poésie , nous n’aurons pas de pause, mais ce n’est pas ce que nous cherchons ici !

Tututu ( son de clairon matinal)
Après une nuit fraîche et étoilée, les plus courageux sortent leur tête de leur tente vers 6h. Nous commençons à avoir nos petites habitudes et cherchons à l’aide de nos jumelles nos voisins sur les flancs alentours.
De nouveaux, 26 Tahrs nous font le show, surtout les plus jeunes avec leurs cabrioles. C’est ensuite au tour des pigeons des neiges de continuer le spectacle matinal avec leur vol groupé. Et enfin, lors du petit déjeuner ensoleillé, nous observons à nouveau nos amis les vautours en vols qui profitent d’un bel ascendant pour partir vers de nouveaux horizons.

Petit déjeuner dans le ventre et en-cas dans le sac à dos, c’est parti pour notre deuxième transect  ! Aujourd’hui la météo est avec nous. Le soleil dégivre progressivement le paysage et le ciel est parfaitement dégagé.
Nez contre le versant, nous commençons à grimper accompagnés de papillons orangés, virevoltant tout autour de nous. Ce sont peut-être des Terias brigitta.
Plus nous montons haut sur la crête et plus notre transect s’apparente à de l’escalade. Nous prenons notre temps car nous passons un nouveau pallier d’acclimatation et nous laissons notre corps s’adapter progressivement.
Notre ascension se déroule entièrement en face ouest et durant plusieurs mètres, nous sommes accompagnés par un soaring de Chocard à bec jaune, profitant du vent et de la chaleur des pierres pour planer.
Pour mettre toutes les chances de notre côté, afin de trouver des indices de présence, nous devons réfléchir comme les panthères en prospectant en aval des rochers et imaginant leur comportements. Comment se camoufle-t-elle ? Où se met elle pour observer... ?
Nous cherchons même dans les moindres recoins en longeant les roches.
Nous trouvons beaucoup de traces de Tahrs et de Tetraogalles, mais pas un poil de la panthère.

Lors de notre petite pause en-cas, nous partageons graines, petits gâteaux et fromage de Yack et Simon en profite pour nous rappeler les principes de l’hypoxie, ce qui nous permet de continuer à évoluer en sécurité.
Une partie du groupe à la chance d’apercevoir un Aigle royal, traverser la vallée.

Pour ce qui était de la monté déjà bien sportive, nous avons fait appel à nos talents en escalade, cependant concernant la descente , ce fut une autre paire de manche.
En effet, c’est l’occasion pour plusieurs d’entre nous, de faire nos premiers pas dans un pierriers.
Simon nous donne alors des astuces afin de redescendre en toute sécurité. Si vous voulez essayer chez vous, pensez à la position qu’il faut avoir en ski lors d’une descente et vous y êtes !
Le secret est dans le centre de gravité ;-)

Nous n’avons trouvés aucune trace de la panthère des neiges, à croire qu’elle a effacée toute preuve de sa présence avant notre venue.
Mais les coupables sont principalement les yacks dans le fond de la vallée et les Tahrs en altitude qui polluent énormément de part leur forte fréquentation. Piétinement du sol et énormément de crottes.

Les troupes ne sont pas découragé pour autant !
L’oeil aiguisé de Mireille nous permet d’identifier des plants de Myricaria, plantes retrouvée dans les feces de panthères en très grande quantité.
C’est d’ailleurs le protocole que Guillaume est venu nous présenter le premier jour à Bhaktapur que nous complétons avec ces données.

Après cette bonne aventure, douche naturelle pour tout le monde. Autant vous dire que personne ne traine, brève mais efficace, car à 4100 mètres d’altitude, l’eau est fraîche, très fraîche !

La suite de la journée se poursuit par un bon repas, une sieste pour certains et des observations à la jumelles pour d’autres.
Ici, nous avons la chance de très bien manger, ce qui est très important pour le moral des troupes.
Nous rentrerons certainement avec des nouvelles idées de recettes. Est-ce que la soupe à la tomate et aux pop corn en fera partie ? L’avenir nous le dira !

Ce soir, c’est repas à la belle étoile, enfin, à la belle lune légèrement voilée.

Mardi 28 avril

Aujourd’hui, nous décidons de prendre une journée de repos sans transect étant donné la journée intense de la veille et l’état des troupes au matin. Nous profitons d’une journée très ensoleillée et chaude, ce n’est pas tous les jours qu’on peut être en tee-shirt à 4100 m d’altitude ! Nous passons du temps ensemble, observons depuis notre camp des tahrs, des vautours fauves, quatre couples de chocards à bec jaune et un faucon crécerelle à la longue vue. Les plus courageureuses vont prendre un bain froid dans la rivière !
Solène nous apprend à distinguer chez les rapaces les plumes d’ailes des plumes de queue et s’il s’agit de l’aile gauche ou droite, grasse à l’asymétrie et l’orientation de la plume.
L’après-midi certaines tentent de faire la sieste (dans les tentes qui se sont transformées en sauna ou bien à l’ombre des rochers), d’autres font des observations et tests de matériel, ou dessinent et contemplent les montagnes.

Puis vient le moment du ramassage collectif de déchets. Car oui, figurez-vous que même à 4100 m d’altitude à côté d’une petite cabane isolée, le sol est recouvert de déchets : emballages et toutes sortes de plastiques, boîtes de conserves et canettes, bouteilles de vodka, vêtements, chaussures, couches… En 1 heure, nous remplissons 4 gros sacs poubelles, et nous aurions pu continuer à en remplir si nous avions plus de sacs ! C’était profondément choquant et désolant de voir l’irresponsabilité et la bêtise humaines détériorer un si bel endroit. Plusieurs d’entre nous étions abasourdi•es suite à cette expérience.

Après un thé et goûter réconfortants, Solène nous a fait un quizz sur la panthère des neiges, puis nous sommes parties pour une bonne heure d’observations au crépuscule car la panthère des neiges est la plus active à l’aube et au crépuscule. Pas de panthère pour aujourd’hui, seulement une trentaine de tahrs broutant et cabriolant dans la pente abrupte, des proies parfaites pour notre panthère qui n’a cependant pas daigné se montrer !

À notre retour on nous sert un repas gargantuesque et délicieux : velouté de champignons, puis des frites, et pour finir une assiette de riz frit, ils nous empiffrent encore plus que nos grand-mères !
Nous allons nous coucher bien tôt sous un ciel menaçant, et une fois bien au chaud la pleige (neige gorgée d’eau) commence à tomber pour une bonne partie de la nuit.

Mercredi 29 avril

Tôt le matin, deux courageux commencent à observer les versants saupoudrés de la neige tombé dans la nuit. Le groupe d’une trentaine de tahrs toujours au rendez-vous au dessus du camps nous font penser que la panthère pourrait être dans les parages, préparant une éventuelle attaque, mais à la place un tétraogalle daigne se montrer.
C’est durant le petit déjeuner ensoleillé, que des pigeons des neiges et les chocards à bec jaunes en vol nous offrent une élégante chorégraphie de battement d’ailes.

C’est ensuite que nous nous mettons en route pour notre troisième transect de l’expédition. Nous remontons la vallée de la Langtang Khola où nous avions déjà réalisé le premier. Celui d’aujourd’hui en est un prolongement.

La neige s’installe doucement dans la vallée alors qu’à la base d’un gros bloc sur le bord du sentier, nous découvrons nos premiers grattages de panthère, plutôt anciens. Cette découverte motive le groupe à poursuivre la prospection avec détermination. Quelques instants plus tard, nous apercevons un petit rapace perché au dessus de nous s’avérant être un faucon crécerelle, qui finit par décoller et prendre en chasse une buse bien plus grosse que lui.

Dans la tourmente de neige, nous rencontrons un groupe de Yacks à l’air fulminant, qui doivent bien trouver incongrus la présence de bipèdes en ce lieu et par ce temps. C’est après une pause pique-nique à l’abris sous un gros rocher que nous continuons notre progression vers le fond de vallée, avec de moins en moins de visibilité. Nous décidons de marquer la fin du transect et de faire demi tour tandis que les conditions météos se dégradent de plus en plus, façon blizzard.

Après une descente plutôt rapide, nous retrouvons le campement recouvert de neige, changeant radicalement le paysage qui nous était familier depuis quelques jours.
A l’arrivé une boisson chaude nous attends, puis un repos bien au chaud pour certains et rafistolage de tente pour d’autres.
C’est plus tard dans l’après midi que deux sangliers, une laie et un marcassin traversent la pente au dessus du camps.

Un bon repas marque la fin de journée.

Jeudi 30 avril

Ce matin, nous nous retrouvons à 7h00 pour le petit déjeuner.
Toujours autant de neige et ça n’a pas l’air de vouloir changer...
Dilemme du matin : aller faire un nouveau transect en sachant qu’avec la neige, tous les indices de présence seront recouvert ou plier le camp et commencer le retour...
Après consultation de tous les membres de l’équipe, le choix est fait, nous rentrons aujourd’hui. Direction Kangjing Gumpa.
Mais avant de partir, nous avons quelques petites choses à faire, nos sacs bien entendu, plier les tentes sous la neige, mais le plus drôle a été de commencer à préparer notre restitution. Non, n’insistez pas, vous n’en saurez pas plus il faudra attendre la fin de l’expédition !

Bon, reprenons...
10h20, nous sommes prêts, à nous les paysages enneigés. La météo est peu clémente mais cela ne nous empêche pas de réaliser quelques observations.
Alors peu clémente n’est pas exactement ça. C’était plus une sorte de petite apocalypse mélangeant boue et tempête de neige. Mais la décision est prise et il vaut mieux affronter cette météo, sachant que ce soir nous serons au chaud.
Alors qu’à cela ne tienne, bonnets vissés sur la tête, manteaux fermés jusqu’aux yeux, c’est parti !

Au détour d’un petit pont, de drôles d’empreintes se dessinent dans la neige... mais à que sont elles ? Un peu petites pour du blaireau... et surtout, pas sûre qu’il y en ait ici. Soudain, de l’autre côté du pont, une silhouette file puis disparaît. Et de nouveau sa petite tête apparaît, c’est une martre à gorge jaune. Curieuse mais pas téméraire, elle disparaît dans les rochers.

Nous continuons quelques kilomètres et observons un faucon crécerelle, posé sur son rocher, à l’affût du moindre mouvement.
Le long de la rivière, un Ibisbill (bec d’Ibis tibétain) piaille et tourne dans les airs en chassant quelques chocards posés sur la rive. Cela ressemble à de la défense de territoire...
Un peu plus loin, c’est au tour du Gypaète de nous faire le show. Nous l’observons faire de nombreux vas et viens. Nous le voyons plus de 5 fois, prendre des os, voler 300 mètres puis revenir sans os....
Peut-être est-ce sont côté « écureuil » qui s’exprime et qu’il stock quelques os à un endroit plus sécurisé ?

Alors que nous approchons de la moraine de Kianjin, une scène de crime se dessine sous nos yeux, parmi les bosquets épineux : de multiples plumes de Danphé, le célèbre Lophophore national  ! Toutes ces vivacités de couleurs nous illuminent le paysage…
Nous en profitons pour analyser les régimes de plumes et bien entendu zéro ramassage, car nous sommes dans la Parc National du Langtang, c’est interdit et notre présence se veut non intrusive...

Enfin arrivés au Namasté hostel, nous profitons d’une douche froide et d’une tasse de ginger-limon pour débriefer notre mission journalière.
La fatigue est présente sur nos visages et ceux des porteurs cependant, les yeux pétillent et les sourires jaillissent !

Vendredi 1er mai

Ce matin, réveil et départ sans précipitation et sans but défini pour la nuit, nous verrons jusqu’où nos jambes pourront nous porter et si la météo sera coopérative.
Nous redescendons le long de la vallée du Langtang en redécouvrant des paysages qui nous sont familiers.

Nous avançons d’un bon rythme en espérant éviter la pluie, repassons par l’ancien village de Langtang qui a été enseveli lors du tremblement de terre de 2015, puis faisons une pause déjeuner pendant laquelle nous avons la chance d’observer des garulaxes et des tourterelles des bois tout en dégustant de délicieuses frites.
Comme la pluie n’est toujours pas de la partie, nous décidons de continuer 4 km plus loin jusqu’à Ghoda Tabela, le royaume du panda roux et des singes langhur. Nous avons la chance d’observer un langur de très près (à environ 3-4 m) et des Arranga siffleurs juste avant notre arrivée à notre petite lodge tout mignon et authentique.
Vers le crépuscule, nous partons à l’affût dans l’espoir d’observer un panda roux. Nous n’en apercevons pas, mais nous entendons son cri à 2 ou 3 reprises ! Théo aura-t-il réussi a l’enregistrer avec son matériel ? Nous observons aussi un singe langur au loin et un renard qui traverse la prairie.
Nous rentrons à notre lodge et mangeons tous un délicieux dal bhat  !

Samedi 2 mai

Ce matin, c’est un peu avant 6h que nous nous levons, afin de nous donner une chance d’apercevoir un panda roux. Pour cela, nous descendons en aval du lodge pour nous poster en lisière de forêt. Après un long moment à scruter le sous bois dans l’espoir d’apercevoir l’animal, nous nous rendons à l’évidence que ce n’est pas aujourd’hui qu’il nous fera l’honneur de sa présence. Néanmoins, Mathilde qui est posté plus à l’écart dans la forêt à la chance d’en entendre un, mais ne le voit pas. En consolation, sur le chemin du retour vers le lodge, une compagnie de Langur se donne en spectacle.

Le petit déjeuner pris, nous entamons la descente dans la vallée. C’est en chemin que Raj, notre guide, nous propose de goûter le fameux Yack Kurd (un genre de yaourt au lait de Yack ! ).
Après quelques observations ornithologiques sur le trajet, nous arrivons à Woodland en fin de matinée. Durant notre pause sur place, nous avons enfin la chance de pouvoir observer deux martres à gorges jaunes qui se poursuivent ! Mireille arrive à en capturer une dans son téléobjectif.

C’est sous une pluie fine que nous continuons notre sinueux chemin au fil des milles et unes marches en direction de Lama Hôtel. Là nous nous installons pour la fin de l’étape dans des chambres exiguës.
À la nuit tombée, les chauves souris voltigent au dessus de nos têtes accompagnées du chant monocorde du Large Hawk-Cuckoo.
Nous terminons la soirée en dégustant un délicieux Dahl Bat avant de passer une douce nuit réparatrice.

Dimanche 3 mai

Aujourd’hui nous retournons à notre 1re auberge à Poïro.
Nous commençons notre marche vers 9h30. C’est partie pour 6 km de marche et 800 m de dénivelé négatif. Sur la route, nous reconnaissons certains coins difficiles de la monté. Après ces dernières semaines dans les montagnes Népalaises, le chemin est maintenant plus simple.
D’un coup, à notre hauteur, nous voyons un Pic-épeiche sur un arbre. Il s’envole juste devant nos yeux, pour aller chercher de quoi se substanter sur un arbre coupé un peut plus bas.
Le saviez-vous ? Le Pic-épeiche utilise sa langue, qui est extrêmement longue, pour protéger son cerveau des chocs lorsqu’il donne dès a-coups sur les arbres pour se nourrir. Nous on l’a appris aujourd’hui !

Nous nous arrêtons ensuite à Bamboo Lodge pour nous délecter d’un super jus d’argousier. Pendant cette petite pause, nous avons la chance d’observer une Martres à gorges jaune traversant la montagne en rive droite. Après l’avoir photographié sous tous ses meilleurs angles, nous reprenons notre route.
« Namaste », « Hello », « Bonjour », nous croisons de courageux et courageuse randonneurs et randonneuses en début de voyage.
Nous continuons d’avancer à travers des paysages familiers : escalier en pierre, forêt, pont en bois... Puis d’un seul coup nous apercevons une habitation. Non, plutôt un lodge. Nous sommes arrivés à bon port. Plus que quelques marche à descendre et nous pourrons bientôt nous substanter d’un bon repas au Namaste Guest House.
En attendant les porteurs, bien courageux qui ont porté nos affaires tout le long de la mission, Alice nous explique les règles d’un jeux de carte. Essayez chez vous, c’est très amusant !

1) Chaque joueur choisit un son d’animal, pour nous ça a été ceux que l’on a pu voir durant l’expédition.
2) On distribue toutes les cartes. Attention à ne pas tricher et regarder votre paquet, garder bien vos cartes face cachée.
3) C’est assez simple, tous les joueurs retournent une carte de leur paquet, si plusieurs on les mêmes numéros, ils doivent faire le bruit d’animal de leur adversaire.
Passez une bonne soirée !

A la suite de notre repas, certains s’occupent de remettre au propres nos dernières observations, quand à d’autres de remplir les protocoles sur la Myricaria.
Pour bien profiter de la suite de la journée, car nous sommes arrivés très tôt au lodge, quelques courageux vont se baigner dans la rivière un peu plus bas.
Nous profitons du reste de la journée pour échanger et partager du temps avec les porteurs.

Nous avons d’ailleurs une superbe devinette à vous proposer.
Comment appelle-t-on une chauve souris qui a faim ?
La suite au prochain journal de bord, héhé ;-)
Bonne nuit !

Lundi 4 mai

Aujourd’hui, pas de repos pour les braves. C’est de bonne heure que nous prenons la direction de Jibjibe.
Après deux heures de marche, nous retrouvons le minibus à Syabrubesi. Tous les bagages chargés sur le toit, nous prenons la route (si on peut appeler ça une route) vers le village de notre guide et de nos porteurs.
Aussi tôt arrivé à destination, nous prenons un repas au village et posons nos affaires chez Him notre porteur - cuisinier.

Par des petites ruelles nous rejoignons une des écoles du village. Après une intervention d’une jeune népalaise représentante de l’association PSD Népal, association dédiée à la sensibilisation des déchets, Solène soutenue par l’équipe, réalise une présentation et un quizz sur la panthère des neiges.

C’est ensuite que nous nous rendons au pied de l’immense statue de Shiva, érigée sur une hauteur du village. Chacun est reparti avec sa « tika », point rouge sur le front, représentant le troisième œil.

De retour chez Him, après un bon thé à la menthe et une bonne toilette, nous passons un moment chez Sunjeep et sa famille. C’est assis à même le sol en terre battue que nous dégustons du lait de bufflonne chauffé au feux de bois et que les plus gourmands d’entre nous osent le gobage d’œuf frais. Une coupure d’électricité dans tout le quartier nous permet d’apprécier l’ambiance de la lumière du feux de bois.
De retour chez Him, un délicieux Dahl Bat cuisiné par ce dernier avec amour nous attend, c’est avec la main droite, à la Népalaise que nous le dégustons. Après un moment de discussion conviviale, nous rejoignons nos quartiers pour une bonne nuit.

Retrouvez ici l’album photo de la mission https://osi-photos.org/thumbnails.p...
On vous invite à voter pour les plus belles photos ;-) !

Petite précision importante : si vous n’avez pas d’information pendant quelques jours sur le journal de bord, ne vous affolez pas ! Il arrive parfois que les SMS envoyés par téléphone satellite n’arrivent pas à destination ou que tout simplement pendant plusieurs jours on soit pris par l’expédition et qu’on oubli de donner des nouvelles... Oups !
Dites vous bien que s’il y avait un souci avec un membre de l’équipe, ses proches en seraient les premiers avertis et donc le vieux proverbe « pas de nouvelle, bonne nouvelle » est tout à fait applicable chez nous. :-)

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